Félicitations à Air Madagascar et à l’Aviation Civile de Madagascar pour la levée des restrictions d’exploitation au sein de l’espace aérien européen

Depuis janvier 2015, la France, grâce à un partenariat entre la Direction Générale de l’Aviation Civile française (DGAC), l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et l’entreprise française Egis, finance et mène un projet d’assistance technique à l’autorité de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM). Ce projet, doté par la France d’un budget de 450 000 USD, a contribué à la levée des restrictions auxquelles était soumise la compagnie aérienne nationale malgache Air Madagascar pour opérer au sein de l’espace aérien de l’Union européenne.

JPEG Crédit photo : Marteen Visser

En effet, depuis le 20 avril 2011, les compagnies malgaches faisait l’objet d’une restriction d’exploitation dans l’Union européenne. Ainsi, la compagnie nationale Air Madagascar ne pouvait desservir l’Europe qu’au moyen des appareils expressément inscrits dans l’Annexe B de la liste des transporteurs aériens faisant l’objet d’une interdiction ou de restrictions d’exploitation dans l’Union européenne.
La montée en capacité de l’ACM, rendue possible par le travail de ses équipes et par l’assistance fournie, constituait l’un des prérequis pour qu’Air Madagascar puisse être autorisée à reprendre ses opérations en Europe sans restrictions.
Au cours d’un audit réalisé à Antananarive au mois de mars 2016, l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (AESA) a pu à cet égard constater les progrès notables réalisés par l’ACM dans la surveillance de l’industrie aéronautique malgache. Ceci a conduit le Comité de Sécurité Aérienne de l’Union Européenne à mettre à jour, le 16 juin 2016, la liste d’interdiction européenne s’agissant de la situation d’Air Madagascar.

JPEG Crédit photo : Bernard Gagnon

Ce projet d’assistance, conçu sur la base des éléments cruciaux d’un système de supervision de la sécurité, a permis d’améliorer la conformité de l’ACM aux Normes et Pratiques recommandées (Standards & Recommended Practices ou SARPS) de l’OACI pour les éléments cruciaux EC2 (Règlements d’exploitation spécifiques) ; EC3 (Système d’aviation civile) ; EC4 (Qualification et Formation des personnels techniques) ; EC5 (Indications techniques….). Tout au long du projet, les experts français missionnés sur le terrain ont travaillé avec les équipes de l’ACM sur des aspects règlementaires, sur l’évolution des procédures organisationnelles et techniques, sur la mise en œuvre de nouveaux services (Bureau de Contrôle en Vol) ainsi que sur la formation théorique et pratique des inspecteurs de la Direction de la Supervision de la sécurité.
En parallèle à cette assistance sur site, des membres du personnel de l’ACM ont été accueillis au sein de la DGAC à Paris et de l’École Nationale de l’Aviation Civile (ENAC) à Toulouse où ils ont également suivi des formations théoriques et pratiques.

Les autorités françaises se félicitent de la réussite de ce projet d’assistance technique, lequel a mobilisé le savoir-faire technique français dans le domaine de l’aviation en association étroite avec l’OACI et sa campagne « Aucun pays laissé de côté ».

Dernière modification : 19/05/2017

Haut de page